Nous avons peint ensemble ce paysage de montagne à l’aquarelle lors de l’atelier du 1er février, et comme souvent, vous avez été nombreux à partager vos versions, toutes différentes, toutes pleines de douceur. Si tu veux rejoindre les ateliers du dimanche et peindre avec nous chaque semaine, tu peux t’inscrire directement pour recevoir les prochains rendez-vous et les vidéos pas à pas > inscris toi ici !
Pour démarrer ce mois, je vous ai proposé un paysage de montagne enneigé, baigné d’une lumière douce, presque silencieuse. Un paysage calme, épuré, qui invite à ralentir un peu le geste et à respirer.
Oui, en février on pense déjà au printemps, aux couleurs qui reviennent, mais peindre un paysage de montagne à l’aquarelle reste une merveilleuse façon d’explorer les ombres, les blancs et les nuances froides tout en gardant une atmosphère lumineuse.
Vous pouvez regarder la vidéo dès maintenant, ou prendre le temps de lire cet article pour comprendre tranquillement la logique du paysage avant de vous lancer.
Cliquez ici pour voir comment peindre ce paysage de montagne à l’aquarelle
Construire un paysage de montagne à l’aquarelle
La difficulté quand on débute un paysage vient souvent d’une impression de chaos. Trop d’éléments, trop de détails, trop de choses à gérer en même temps. Alors qu’en réalité, un paysage de montagne à l’aquarelle peut se simplifier énormément.
On travaille simplement par plans successifs, du plus lointain vers le plus proche. Sur la feuille, cela revient à descendre progressivement du haut vers le bas.
On commence par le ciel, très léger, presque transparent. Ensuite viennent les montagnes au loin, puis les arbres à leur pied, et enfin le premier plan enneigé qui occupe une grande partie de la composition.
Chaque étape ajoute un peu plus de contraste et de précision. L’arrière-plan reste doux et flouté, tandis que le premier plan gagne en présence.
Cette progression crée naturellement la profondeur sans avoir besoin de dessiner beaucoup.
Dans ce paysage de montagne à l’aquarelle, tout repose sur un équilibre subtil entre zones lumineuses et zones plus sombres. On laisse de larges blancs respirer, notamment dans la neige, et on vient placer les ombres avec douceur pour suggérer les volumes sans alourdir l’ensemble.

Les couleurs idéales pour un paysage de montagne à l’aquarelle
L’une des erreurs fréquentes consiste à multiplier les couleurs, par peur que le résultat soit monotone. Or, plus on ajoute de pigments, plus on risque d’obtenir une image brouillée.
Pour cet atelier, nous avons volontairement limité la palette à trois couleurs : le bleu outremer, le pourpre hélios et le brun Van Dyck. Cette restriction simplifie énormément le travail.
Le bleu sert de base pour le ciel et les montagnes, le pourpre permet de créer des nuances plus mauves ou rosées, tandis que le brun apporte des gris naturels et évite un bleu trop vif.
Prenez le temps de tester vos mélanges avant de peindre. Sur un petit morceau de papier, vous pouvez essayer différentes proportions. Vous verrez rapidement apparaître toute une gamme de gris colorés, parfaits pour un paysage de montagne à l’aquarelle.
Cette étape enlève beaucoup de stress, car une fois les teintes trouvées, tout devient plus fluide.

Comment donner de la profondeur sans dessiner
On pense souvent que réussir un paysage demande de bien dessiner. Pourtant, l’aquarelle permet de suggérer bien plus que de décrire.
Les montagnes au loin n’ont pas besoin de contours précis. Quelques formes irrégulières suffisent. Les arbres deviennent de simples touches verticales, légèrement floutées. Même l’arbre au premier plan peut rester souple, sans détails excessifs.
Ce flou volontaire crée une ambiance poétique. L’œil complète naturellement ce qui n’est pas entièrement défini. Et c’est souvent là que la magie opère.
Dans un paysage de montagne à l’aquarelle, moins on insiste sur les détails, plus l’atmosphère prend de place. On peint une sensation, pas une photographie.
Bien gérer les ombres sur la neige
La neige blanche n’est jamais vraiment blanche. Elle capte la couleur du ciel, des montagnes, de la lumière environnante. Dans notre scène, les ombres prennent donc des teintes bleutées et légèrement violacées.
Le secret consiste à garder ces ombres légères. Si elles deviennent trop foncées, la neige perd sa luminosité. Commencez toujours avec un mélange très dilué, puis renforcez seulement si nécessaire. Il est plus facile d’ajouter que d’enlever.
Cette étape est souvent celle qui transforme réellement un paysage de montagne à l’aquarelle, car elle apporte le relief tout en conservant la douceur de la scène.
Les erreurs fréquentes à éviter
Quand on débute, certaines habitudes compliquent inutilement la peinture.
On charge trop le pinceau en pigment dès le départ, ce qui assombrit l’arrière-plan. Résultat, tout semble plat. Il vaut mieux garder des jus clairs au début et réserver les valeurs foncées pour le premier plan.
Autre piège : vouloir tout détailler. Chaque arbre, chaque rocher, chaque ombre. Cela fige l’image. L’aquarelle respire mieux quand on laisse de l’espace.
Enfin, on oublie parfois de s’amuser. Pourtant, le modèle n’est qu’un point de départ. Rien n’empêche de changer les couleurs, d’ajouter du brouillard, un coucher de soleil, ou même une cabane perdue dans la neige. Le plaisir reste la meilleure façon de progresser.

Pourquoi peindre un paysage de montagne à l’aquarelle ?
Les paysages de montagne sont parfaits pour progresser à l’aquarelle. Ils permettent de travailler la profondeur, les valeurs, les dégradés, tout en restant accessibles aux débutants.
Chaque variation météo change complètement l’ambiance. Brume, ciel clair, tempête de neige, lumière du soir… Avec la même structure de base, on peut explorer une infinité d’atmosphères.
Peindre régulièrement des paysages de montagne à l’aquarelle aide aussi à lâcher prise. Les formes irrégulières pardonnent beaucoup, et chaque essai apporte quelque chose de nouveau.
Vos paysages de montagne à l’aquarelle
Comme toujours, vos partages après l’atelier étaient magnifiques. Certains ont choisi des tons très froids, d’autres ont ajouté des nuances rosées, quelques-uns ont créé des ambiances presque crépusculaires. C’est ce qui rend ces ateliers vivants : chacun interprète la scène à sa manière.
Voir vos aquarelles permet aussi de reprendre confiance. On découvre que tout le monde doute, hésite, recommence… et finit par créer quelque chose d’unique.
Si vous n’avez pas encore essayé cet atelier, prenez simplement une feuille, trois couleurs et quinze minutes devant vous. Vous verrez que peindre un paysage de montagne à l’aquarelle est souvent bien plus simple qu’on ne l’imagine, et surtout incroyablement apaisant.
Alors, pinceau prêt ?



